vendredi 18 mai 2012

Claquettes, The Artist et médias...

J'enseigne depuis 1998 et les sollicitations des médias depuis lors, ont toujours été discrètes pour ne pas dire inexistantes. Normal me direz-vous, mon activité se concentre sur le 14ème arrondissement de Paris, mes élèves sont des amateurs passionnés et simples dont l'ambition est de se faire plaisir et de pratiquer une discipline qui les a toujours fait rêver. Mon ambition à moi étant d'ouvrir la porte à tous  et de donner la preuve que les claquettes sont accessibles, vivantes, enrichissantes.
Mais depuis quelques mois, tout a changé... Là j'exagère un peu, disons que certaines choses ont changé. il y a eu le succès du film The Artist et l'intérêt soudain des médias pour les claquettes.
Dès novembre 2011, une équipe d'étudiants en journalisme ( CFJ) est venue filmer le cours d'enfants que je donne au Centre de Danse Alésia, cherchant à savoir en quoi le succès cannois du film et son succès public pressenti avait/allait changer les choses. Et puis, à nouveau en mars 2012 après le couronnement aux Oscars, une étudiante de Sciences Po, cette fois-ci, est venue faire un reportage radio pendant un cours d'adultes débutants. Et encore M6 récemment...
Je n'ai malheureusement pas de traces de ces reportages mais bien avant cela en décembre 2010, on ne parlait pas encore de The Artist, France 5 s'était intéressée aux claquettes et plus particulièrement aux cours pour enfants. Et là, je peux vous faire profiter du résultat.


En conclusion, je dirais que plus on parle des claquettes, mieux elles se portent. Et aussi que l'effet The Artist est inédit et remarquable ( un grand merci à Fabien Ruiz, le chorégraphe du film), souhaitons qu'il perdure...

mardi 24 avril 2012

Twist 'n...

La Cinémathèque de la danse sait rendre hommage aux claquettes et à la danse sous toutes ses formes depuis de nombreuses années.
Sa programmation nous offre cette fois-ci la chance de voir un film consacré au twist.
Je reprends ci-dessous la présentation de la soirée du 7 mai prochain, enrichie d'une vidéo et d'illustrations que j'ai trouvées sur le web.
La Cinémathèque de la danse présente le film Twist, de Ron Mann, (1993), à la Cinémathèque Française, 51 rue de Bercy, Paris 12ème, salle Franju, à 20h, le lundi 7 mai 2012 à 20h.
En complément de programme : les Nicholas Brothers, princes des claquettes.



 Twist est un film très joyeux et très documenté qui donne des informations très vivantes. On voit sur une courte pérode, de 1950 à 1960, le twist naître dans la foulée des danses noires, Lindy hop, bop. Au Savoy de Harlem, en 1953, les danseurs de claquettes se mettent  à caresser le sol, les danseurs de Jitterburg se déhanchent de plus en plus avec fluidité, les pas glissés apparaissent. Bill Robinson développe les claquettes silencieuses en jetant du sable sur le sol. Et le mouvement rythmth’n’blues se divise en deux danses et donne le rock, heurté avec Presley,  et le twist ondulant. Le Hula hoop, né en 1958, n’effectue-t-il pas le lien entre les danses noires ralenties et le twist ?

Avec le twist une jambe caresse le sol et une autre se plie et se déplie, s’élevant, redescendant. Le corps chaloupe, se tortille. Les adolescent noirs et blancs commencent à se mélanger dans les dancing. Le twist est née d’un chanson de rythmth’n blues de Hank Ballard. C’est une onde sur une voix rauque. L’onde vola de la voix aux corps adolescents.

   

Le twist, à la différence des danses de salon, est lancé par la télévision. (American Bandstand, dont le présentateur vient de décéder, et Age tendre et têtes de bois.) C’est une danse télévisuelle. Souplesse et détente de cette danse représentent une force de diffusion dans la société.

Le twist est au est au coeur des choses : le twist se propage rapidement dans le société en même temps que  les familles française s’équipent de frigidaire, de four électrique, de télévision.

 Le twist et ce courant électro-ménager vont de pair. On l’oublie, mais la naissance de la société consommation, au début des années soixante, a été un élan vital. Une certain bonheur de vivre. A la fois du côté des adolescents et du côté des parents. Bonjour liberté ! : libération du corps des adolescents avec la diffusion fluide du twist, (“le twist est une révolution adolescente” dit Johnny Blavat, danseur Dj), début de la libération des femmes avec le gain de temps que représente les robots ménagers (la ménagère le sera de moins en moins).

Un art naquit de ce mouvement de danse et d’appareillage qui traversa la société : le pop art qui intensifia la lumière d’une époque. Twist, télévision, machine à laver, pop art donnèrent du corps à la société. En 1964 Marshall Mcluhan  écrit Pour comprendre les médias et apparaît dans Manhattan le film de Woody Allen. Toutes les plus grandes danses naissent d’une détente.

Démocratie des corps adolescents, blancs et noirs, et début de la démocratie des femmes. Dès 69,  elles commencent, en nombre à intégrer la société et y travailler. La figure de la ménagère disparaît.

 “Même si on ne savait pas danser, le rythme du twist était tellement contagieux que cela marchait” Blavat qui souligne la fantaisie de cette danse ondulante et fluide : “le twist, c’est comme si tu sortais de la douche et que tu te séchais le dos  en  te tortillant “ .

Twist, 1993, 35mm, 1h20,  couleur, de Ron Mann, conseiller artistique Sally Sommer, avec Chubby Checker, Hank Ballard, The Parkettes, Dee Dee Sharp, Gladys Horton.
Ron Mann raconte la véritable histoire du twist, inventé par Hank Ballard, repris par Chubby Checker, qui devint la danse de ralliement de tout une génération aux Etats-Unis et en France.

Et aussi en RDA ...






mardi 3 avril 2012

Million Dollar Legs...

Betty Grable ( 1916-1973), actrice, danseuse, chanteuse et pin up absolue des années 40 a joué dans bon nombre de comédies musicales comportant des numéros de claquettes.


Elle débute sa carrière à 13 ans à Hollywood. Elle tourne notamment dans les années 30 aux côtés de Fred Astaire et Ginger Rogers dans The Gay Divorcee (1934) et Follow the Fleet (1936).
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Let's K-noch K-nee in the Gay Divorcee.

Sa carrière décolle vraiment dans les années 40, elle devient alors une star et posera en 1943 pour la célèbre photo de pin up  que possédait tous les soldats américains.


Voici un aperçu des numéros de claquettes qu'elle a interprétés, elle n'a pas la virtuosité d'une Ginger Rogers ou d'une Eleanor Powell, mais ces numéros sont pleins de charme et font partie intégrante de l'histoire des claquettes, une danse incontournable dans les années 30 et 40.

Tin Pan Alley*, 1940 

Voir aussi le numéro
 de tap dance des Nicholas Brothers, dans un harem.

*Tin Pan Alley designait les quartiers de Londres et New York où se trouvaient les éditeurs de musique, Près de Covent Garden sur Denmark street à Londres et sur le secteur ouest de la 28th Street entre Broadway et 6th avenue à New York.

Down the Argentina way, 1940 

avec aussi deux numéros des Nicholas Brothers.

 

Footlight Serenade, 1942.




Le même effet d'ombre avait été utilisé par Fred Astaire dans le numéro Bojangles of Harlem in Swingtime (1936).




Mother wore thights, 1947.

 

My Blue Heaven, 1950.

 

Call me mister, 1951.


Meet me after the show, 1950.


Betty Grable, connue sous le nom de Pin Up Girl, Million dollar Legs, Queen of the technicolor, Quick-silver Blonde, restera une icône de la comédie musicale américaine.

lundi 2 avril 2012

Claquettes, The Artist... and corps de rêve !

Remerciez-moi de vous éviter une dépense inutile, en vous parlant l'article paru cette semaine dans Télé 7 jours.
Une double page consacrée aux claquettes et à leur impact sur la silhouette, angle bienvenu en cette période pré-estivale, avec interview du toujours impeccable Fabien Ruiz. En prime, une leçon de claquettes en images que la journaliste de Télé 7 Jours a suivie pour l'occasion avec Fabien Ruiz.
Dommage qu'elle n'ait pas trouvé une paire de claquettes à mettre aux pieds, ou bien a-t-elle voulu rejouer le film muet en faisant des claquettes sans fers....!

On y apprend qu'une heure de claquettes permet de brûler 600 Kcal et que les claquettes sont la meilleure thérapie anti-stress... de quoi demander son remboursement par la sécurité sociale...

vendredi 23 mars 2012

Comédie musicale pour petites oreilles...

C'est le titre de ce CD plutôt bien fait qui donne un aperçu des grands "musicals" des années 30 à 50.


Un professeur de chant raconte à son élève l'histoire de la comédie musicale américaine en évoquant les grands classiques, "West Side Story", "My Fair Lady", "Wizard of Oz", "Porgy and Bess"... et aussi "Top Hat" et "An american in Paris".
Un passage est consacré aux claquettes et à Fred Astaire.
Le récit est illustré d'extraits sonores d'époque, avec parfois la distribution originale.
Un petit livret contenant un résumé de chacune des comédies musicales évoquées, un petit texte explicatif sur Broadway et un lexique des termes rencontrés ( blues, swing, conga...etc) complète l'ensemble.
Un bon moyen de faire découvrir aux enfants cet univers qui fascine toujours de génération en génération.
Beaucoup d'enfants décident de suivre des cours de claquettes après avoir vu une comédie musicale, alors pourquoi ne pas leur faire écouter ce disque plein de "joie de vivre" !!!

Disponible chez Naïve, "Comédie musicale pour petites oreilles".

mardi 20 mars 2012

Anything goes ...

... est une comédie musicale de Broadway créée en 1934,  musique de Cole Porter,  c'est également le titre du numéro final de cette comédie.

Elle fut adaptée au cinéma en 1936 avec Ethel Merman, qui faisait partie de la distribution originale et Bing Crosby.

Puis en 1956 avec l'excellente Mitzy Gaynor dans le rôle titre, Frank Sinatra, le génial Donald O'Connor et la française Zizi Jeanmaire, chorégraphie Nick Castle pour le numéro Anything goes.
A titre d'information, Roland Petit choregraphia le numéro de Zizi.



Enfin, en 1984, Steven Spielberg rend hommage à ce classique en  ouverture d' "Indiana Jones et le Temple maudit" où le titre est interprété en mandarin par Kate Capshaw et accompagné d'un numéro de claquettes très chorus girls chorégraphié par Danny Daniels.



... ou encore, loin de ces références cinématographiques, mes élèves ont travaillé le dernier numéro lors d'un stage en février et vont le répéter en vue du spectacle de Ten-over Tap prévu le 24 juin prochain à la salle des fêtes de la mairie du XIVème arrondissement de Paris...

samedi 17 mars 2012

Kiddy Tap, Claquettes enfants and more...





Les enfants peuvent commencer les claquettes à partir de 6/7 ans.
La pratique des claquettes leur apporte le sens du rythme, la musicalité,  la maitrise des mouvements...
Tout cela se passe avec beaucoup de décontraction, de plaisir et de gratification.
Ils perçoivent rapidement la dimension scénique des claquettes et développent alors l'expression et la présence, paramètres d'une performance réussie.

Les cours ont lieu le mercredi à 13h30 au Centre de Danse Alésia.
Après un ou deux cours d'essai, l'enfant peut intégrer le cours.

Ten-over Tap organise aussi des stages de comédie musicale pendant les vacances scolaires.
L'occasion pour les enfants d'apprendre un numéro d'une comédie musicale chanté, dansé et rythmé par les claquettes.


Les enfants ont une facilité à aborder la discipline, procédant par imitation et s'imprégnant des rythmes qui deviennent pour eux des chansons.
Les claquettes sont la rencontre du rythme et de la danse et ravissent ceux qui recherchent le mouvement qui libère le corps.